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Chata Jumani

Les Bieszczady.

 

 

Les Bieszczady désignent le nom de la partie orientale des Carpates située dans l’extrême sud-est de la Pologne, bordée par les frontières slovaque et ukrainienne. Il s'agit de l'extrémité la plus à l'est des Beskides. Son plus haut sommet est le Tarnica à 1 346 mètres d’altitude.

 

Les Bieszczady sont l’endroit rêvé pour tous ceux qui apprécient le côté romantique d’une randonnée pédestre. Les Bieszczady semblent être dépeuplées. On peut voyager à travers ces montagnes, en repérant par-ci par-là des traces d’anciens hameaux, parcourir les vastes étendues des prairies couvrant les parties supérieures des montagnes, passer la nuit dans des refuges situés à des endroits tant ravissants qu’inaccessibles.

 

La nature de ces lieux est protégée dans les limites du Parc national des Bieszczady , désignée Réserve de biosphère des Carpates par l'UNESCO.

 

C’est là que l’on peut rencontrer des ours, des lynxs, entendre le hurlement des loups et le bramement des cerfs, apercevoir les derniers bisons européens à l’état sauvage. Les Bieszczady disposent de plus de 300 km d’itinéraires touristiques bien fléchés à l’intention des fervents du tourisme à pied, à cheval et à bicyclette et même de la navigation à voile sur le lac de Solina.

 

 

 

 

Un peu d’histoire…

 

Pendant plus de cinq siècles, plusieurs générations des Boyks (bojkowie), Lemks (Lemkowie), des Polonais et des Juifs ont cohabité dans la région, formant une diversité culturelle et religieuse.

 

Dès le 13ème siècle, divers groupes nomades venus des Balkans et de Ruthénie, s’installèrent dans cette partie des Carpathes ainsi que dans les Beskides un peu plus à l’ouest. Pendant des siècles, ces différents groupes nomades partagèrent les mêmes territoires, se marièrent entre eux et finirent par former deux groupes ethniques distincts : Les Bojkowiens et les Lemkowiens.

 

Distincts par leurs dialectes, leurs costumes et l’architecture de leurs villages, ces deux groupes avaient néanmoins un patrimoine culturel commun et observaient la religion orthodoxe, comme leurs voisins ukrainiens. Cependant, après l’Union de Brest-Litvosk, en 1596, la plupart des Lemks et des Boyks rejoignirent l’Eglise uniate qui acceptait la suprématie de Rome mais en conservant les anciens rites orientaux.

 

A la veille de la dernière guerre, les deux confessions réunies atteignaient environ 200.000 âmes. La situation changea après-guerre, avec le déplacement des frontières et l’installation du nouveau gouvernement. L’opposition fit rage et certains décidèrent de ne pas déposer les armes, telle l’Armée de résistance Ukrainienne basée dans les Bieszczady. Une guerre civile qui dura deux années.

 

Finalement, pour venir à bout de la rébellion, le gouvernement expulsa les habitants de tous les villages de la région. Au cours de l’opération Vistule, en 1947, la population fut déportée vers l’Union soviétique ou vers les territoires de l’ouest de la Pologne nouvellement restitués par l’Allemagne.

 

Les villages Lemks et Boyks des Biaszczady furent à ce moment en grande partie abandonnés. Il ne restait que 20.000 Lemks et très peu de Boyks.

 

Détruite, la région s’est dépeuplée. La nature a repris les terrains autrefois exploités par l’homme, en cachant les traces du temps passé.